Alfred de Grazia - Herkunft und Anfänge
die Familie väterlicherseits (de Grazia - Lainè)
Dessen eigener Vater, der Grossvater meines Mannes, war Sebastiano, in 1844 geboren, er war Sergeant in der Elitentruppe der bersagliers und erntete drei Goldmedallien für Tapferkeit: während dem Dritten Italienischen Unabhängigkeitskrieg, gehörte er zur "Squadra di Villafranca” die in extremis den Kronprinzen Umberto während der schweren italienischen Niederlage der seconde bataille de Custoza gegen die Oesterreicher (1866). Er nahm an der sieghaften Brèche de la Porta Pia in Rom, in 1870, gegen die von den französischen Truppen Kaiser Napoleons III unterstützten Armee des Papstes, die die Eroerung Roms und ermöglichte und somit die Vereinigung Italiens vervollständigte.
Sebastiano kehrte heim nach Licodia Eubea und übte den Beruf eines Schmiedes aus. Man weiss wenig über seine Frau, die von Vizzini stammte, es sei denn ihre Familiennahme: femme, qui était originaire de Vizzini, si ce n’est son nom de famille: Lainè (der Älteste, auf französisch) - der ganz klar zu den Normannen Normands zurückführt, die Sizilien zwischen 1061 und 1091 eroberten. Neben Alfred Joseph Sr, in 1882 geboren, hatten sie noch einen älteren Sohn und eine jüngere Tochter, die eine Nonne wurde, Suor Francesca.
Als ein junger Mann war Alfred Joseph Sr, der Vater meines Mannes, der damals nur Giuseppe hiess, ein Demokrat und Verfechter des Säkularimus und der Republik, und nahm an den politischen Auseinandersetzungen Teil, die Sizilien am Ende des XIX Jahrhunderts zerfetzten.


la famille maternelle (Lupo - Cardinale)

Son fils aîné, Carlo, le petit gaçon qui à l'âge de quatre ans avait marché de Baton Rouge à Chicago, devint boxeur professionnel sous le pseudonyme de Charlie Kid Lucca, et devint Champion du Canada des poids welters.
la famille, l'enfance
Alfred Sr, le chef d’orchestre, épousa Catherine (Callida) Lupo, la soeur de Charlie Kid Lucca, à Chicago en 1916. Ils eurent quatre fils, dont mon mari fut le deuxième. L’aîné, Sebastian, naquit en 1917 - lui aussi un futur professeur de sciences politiques, futur expert de Machiavel et lauréat du Prix Pulitzer. Alfred arriva en 1919. Il fut suivi par Edward en 1927, futur avocat, expert du Premier Amendement (celui de la liberté de parole) et co-fondateur de l’école de Droit Benjamin Cardozo School of Law de l'Université Yeshiva à New York City; le quatrième, Victor, futur vice-gouverneur de l’état d’Illinois, naquit en 1929.
la famille, l'enfance
Alfred Sr, le chef d’orchestre, épousa Catherine (Callida) Lupo, la soeur de Charlie Kid Lucca, à Chicago en 1916. Ils eurent quatre fils, dont mon mari fut le deuxième. L’aîné, Sebastian, naquit en 1917 - lui aussi un futur professeur de sciences politiques, futur expert de Machiavel et lauréat du Prix Pulitzer. Alfred arriva en 1919. Il fut suivi par Edward en 1927, futur avocat, expert du Premier Amendement (celui de la liberté de parole) et co-fondateur de l’école de Droit Benjamin Cardozo School of Law de l'Université Yeshiva à New York City; le quatrième, Victor, futur vice-gouverneur de l’état d’Illinois, naquit en 1929.

Ils grandirent tous dans un appartement au rez-de-chaussée d'un petit immeuble de brique à Hill Street à North Chicago, en face de Seward Park, et pas trop loin de Death Corner... mais dans un quartier somme toute paisible qui était alors surtout peuplé d’immigrés allemands, polonais et suédois.
Ces quatre garçons qui devaient connaître une réussite remarquable grandirent dans une atmosphère résolument laïque, ce qui était rare aux Etats-Unis à l'époque, mais moins à Chicago qu'ailleurs, car nombre de réfugiés politiques venus d'Europe, de tendance socialiste, s'y étaient établis durant la seconde moitié du XIXème siècle, après l'échec des révolutions de 1848. Leur père ne dédaignait pas de jouer dans des cérémonies religieuses, mais il avait interdit que ses fils mettent le pied à l'église. Ils ne furent pas baptisés (mais il est possible que leur mère les fit baptiser en cachette...)

Hill Street est composée de maisons mitoyennes de deux ou trois étages; la moitié du pâté où se situait la maison des de Grazia a fait place à une école catholique privée, mais la moitié qui en subsiste est représentative des maisons de l'époque.

Seward Park, en face de la maison, abritait une bibliothèque municipale et Alfred, mon mari, dès son plus jeune âge, en fit intensivement usage. A l’âge de dix ans, il avait lu tous les livres pour enfants (“imagine toute la merde que je me suis tapée!”) et il demanda l’autorisation d’accès aux sections pour adultes. Les bibliothécaires le soumirent à un examen pour s’assurer qu’il avait vraiment tout lu. Il passa l’épreuve et obtint l'accès aux sections pour adultes.
Son père lui apprit la trompette, et lui fit même diriger son orchestre une fois ou deux. Mais avec son frère Sebastian, pendant les concerts de promenade de musique classique dirigés par leur père sur le Navy Pier, il préférait se faufiler du côté "interdit" des tentes où des musiciens Noirs jouaient une musique entièrement nouvelle: le Chicago Jazz.
Comme pour d'innombrables familles américaines, la situation économique devint très difficile pour le couple de Grazia et leurs enfants durant la Grande Dépression des années 1930, qui s'ajouta à l'effet dévastateur qu'eut pour la profession musicale l'avènement de la musique enregistrée. Alfred, le précoce, quitta le nid le premier... à l'âge de quatorze ans.

Sebastian et Alfred à Chicago, en 1920

Les mêmes, 79 ans plus tard (Alfred à g.), en décembre 1999, à Princeton, New Jersey, Battle Road.

















